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Le blog de beninpresse

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La revue de presse en ligne des journaux du Bénin

Conférence de presse manquée des organisations estudiantines : Les étudiants dispersés à coups de gaz et de matraques

La conférence de presse annoncée par les organisations des étudiants dans un hôtel privé, « Le Refuge», a été empêchée par la police dans la matinée du vendredi 17 février 2017. Les étudiants entendaient exprimer par ce biais les motivations qui sous –tendent leurs protestations.

Les organisations estudiantines semblent ne plus avoir le droit de s’exprimer. C’est du moins ce qu’il convient de retenir depuis la fameuse décision du conseil des ministres du 05 novembre 2016, leur interdisant toute activité. En effet, les étudiants ont organisé une conférence de presse hors du campus dans un hôtel privé le vendredi 17 vendredi dernier pour s’exprimer par rapport aux mesures dont ils sont victimes de la part de leurs autorités. Il s’agit par exemple du paiement de 15.000f par les étudiants de la Flash victimes de l’année invalidée, du non-paiement des allocations aux étudiants de la Flash, du paiement de 100.000f  à la Fast, du paiement de 24000f ou de 12.000f selon l’année par les étudiants de la sociologie pour une sortie pédagogique, pour ne citer que ces mesures. Seulement, les  forces de l’ordre ont été envoyées pour les empêcher de tenir cette conférence de presse.  Etudiants et riverains du quartier Zogbadjè où se situe l’hôtel ‘’Le Refuge’’ ont été tous confondus et dispersés par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène et de jets d’eau chaude et pimentée. Très indigné, Nicolas Zinsou, président de l’Union nationale des étudiants du Bénin (UneB) condamne cet acte qu’il qualifie de « liberticide »: « La ministre même nous avait dit qu’on peut manifester hors du campus et pour éviter tout problème, on a décidé de déplacer notre activité du campus pour un hôtel privé. Mais nous sommes surpris qu’on ait envoyé les policiers pour nous réprimer encore ; je vois que c’est un acte liberticide et dictatorial », a-t-il décrié. Cette répression a engendré  plusieurs dommages et des blessés graves.     

Rodrigue TOSSOU , Le Quotidien

Conférence de presse manquée des organisations estudiantines : Les étudiants dispersés à coups de gaz et de matraques

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